top of page

L'espoir

  • Dimitris Schoen
  • Feb 25
  • 4 min read

Dans un monde de copies et de tendances, nous avons tous nos héros. Quelqu’un que nous suivons, que nous admirons — sans tomber dans l’extrême, comme dans la chanson Stan de Eminem.


Personnellement, je ne crois pas aux tendances et je ne les suis pas. C’est peut-être mon problème : je n’aime pas l’idée de ressembler à quelqu’un d’autre. Je préfère chercher mes propres couleurs. Beaucoup me prennent pour un fou — et c’est peut-être vrai. J’aime nager à contre-courant, car être moi-même m’a souvent mieux réussi que de suivre le banc comme les autres poissons. Et puis, si nous n’apprenons pas à nous défendre, un poisson plus grand finira toujours par nous avaler.


Je sais aussi que je ne suis pas le seul à avoir traversé des moments terribles. Aujourd’hui, je suis reconnaissant, même si beaucoup de personnes ne me connaissent pas vraiment. Je ne suis pas un menteur — je suis parfois trop vrai. Peut-être dois-je apprendre la diplomatie, au lieu de dire les choses frontalement, sans filtre.


Cela vient peut-être de mon côté grec. Parfois, je sens qu’il est plus marqué que mes racines suisses ou allemandes. Ma grand-mère était allemande. Ma mère est grecque, mon père suisse. Mon grand-père paternel venait de Zoug, en Suisse alémanique. Mes grands-parents maternels étaient grecs. Je suis un mélange, un croisement d’histoires et de cultures.


Pour moi, l’espoir n’est pas un modèle que l’on achète dans une boutique. Ce n’est pas une vie que l’on copie sur celle d’un autre. C’est un mélange construit à partir de nos expériences, en vivant pleinement notre propre vie. Nous seuls savons où se trouve cet espoir, et qui l’incarne.


Nous ne sommes pas des copies. Nous sommes des étoiles parmi d’autres étoiles, ici — et peut-être un jour ailleurs dans l’univers. Beaucoup d’entre nous sont des cœurs sombres mais lumineux. Si nous prêtons attention, ils brillent presque tous de la même façon, tout en étant profondément différents.


Dans ma solitude, je me suis souvent posé la question que beaucoup se posent : celle de l’existence de Dieu. Doit-on prouver son existence, ou suffit-il d’y croire ? Personne n’a jamais eu de réponse définitive au sujet du divin, et pourtant Dieu reste au centre de tant d’espérances comme de critiques. Aujourd’hui, plus qu’hier, je penche vers l’idée de croire simplement.


Devons-nous imposer nos volontés aux autres ? Non. Ce serait une dictature et cela tuerait l’espoir. Avons-nous des responsabilités en tant qu’adultes, ou pouvons-nous faire tout ce que nous voulons, quand nous le voulons ? Je crois que nous avons des responsabilités, que cela nous plaise ou non. Nous pouvons croire en l’espoir, vivre librement — mais aussi vivre en adultes responsables.


Je crois qu’il faut croire en quelque chose. Après un divorce, une maladie grave ou une épreuve difficile, il arrive que l’on perde l’appétit de vivre. On s’enferme dans le doute, la dépression, la solitude. Je connais bien cet état. On en vient à douter de tout : de ses croyances, de l’amour lui-même.


Parfois, je me dis que je suis un peu Yoda : je refuse de laisser la haine prendre le dessus. Car la colère et la haine mènent au côté obscur. Je crois en la Force, même si le chemin est difficile. C’est un peu comme dans le livre Eat, Pray, Love de Elizabeth Gilbert : ce sont les petites attentions, les gestes simples, les fragments d’amour qui ramènent l’espoir. Comme l’appétit de vivre. Comme l’envie de recommencer à croire — ou à aimer.


Un peu comme Peter Pan dans le film Hook de Steven Spielberg. Il suffit parfois de retrouver cet espoir et de s’y accrocher. Dans Hook, Peter Pan est devenu un homme d’affaires trop occupé, qui ne voit plus ses enfants et ne parle presque plus à sa femme. Il a réussi professionnellement, mais il a perdu l’essentiel. Ce que nous aimons mérite plus que notre simple attention distraite. Ceux que nous aimons sont notre espoir, notre raison de nous battre. Avec eux, nous devenons meilleurs.


Si vous vous sentez seul, rappelez-vous que vous ne l’êtes pas vraiment. Levez les yeux vers les étoiles : vous vous sentirez déjà moins isolé. Nous sommes les seuls maîtres à bord de notre navire. À nous de trouver l’espoir.


Comme l’écrit Suzanne Collins : « L’espoir est plus fort que la peur. » Dans The Hunger Games, l’espoir devient même une forme de résistance.


Il faut oser, tenter, tomber s’il le faut. C’est par l’expérience que l’on découvre où se cache l’espoir — et qui sont nos espoirs, au pluriel. Je ne suis en rien le capitaine de votre vie. C’est vous, et vous seul. Soyez vous-même. Au lieu de porter le gris uniforme et dépressif d’un monde parfois trop standardisé. Vous le pouvez hors du travail— comme dans Fifty Shades of Grey de E. L. James — portez vos propres couleurs. Même dans ses nuances de gris, Christian Grey a trouvé en Anastasia Steele une forme d’espoir. C’était leur histoire et non la notre.


À chacun de trouver la sienne.


Croyez en quelque chose. Croyez en vous. Et surtout, ne laissez jamais la peur voler votre espoir.

 
 
2026
bottom of page