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Entre football, votations et engagement citoyen : mes réflexions d’un samedi matin avant ce 14 Juin

  • 13 juin
  • 5 min de lecture

Dans le calme des premières heures du matin, café à la main et la presse du week-end ouverte devant moi, je me suis retrouvé à naviguer entre le sport, la politique et la société. Ce samedi m’a rappelé à quel point notre époque est riche en événements, parfois enthousiasmants, parfois préoccupants, mais toujours propices à la réflexion.


Une surprise venue des terrains de football


L’une des premières nouvelles qui ont retenu mon attention a été la large victoire des États-Unis sur le Paraguay. Une véritable démonstration. Félicitations aux États-Unis. Vous m’avez surpris et donné tort. J’aime avoir tort. 


De mon côté, je ne nourris pas de grands espoirs pour l’équipe de Suisse lors de cette Coupe du monde, mais je pense qu’elle possède un atout majeur : son sélectionneur, Murat Yakin. Sous sa direction, la Suisse a souvent su dépasser les attentes. Elle pourrait bien jouer le rôle d’outsider capable de surprendre.


Traditionnellement, mon cœur penche plutôt du côté de l’Argentine. Leur montée en puissance lors du dernier Mondial m’avait impressionné, notamment grâce à la solidité de leur gardien, qui m’a finalement extrêmement déçu par son comportement envers les personnes LGBTQ comme moi. Je n'attends pas de miracle de la part de ces personnes, mais du respect. Pourtant, cette année, mon intuition me pousse vers l’Uruguay. J’ai le sentiment qu’ils ont les qualités nécessaires pour aller très loin, pourquoi pas jusqu’en finale.


Elon Musk, l’espace et notre avenir


Autre sujet marquant de cette matinée : les fortunes mondiales. Les journaux évoquent l’ascension spectaculaire d’Elon Musk, dont la richesse continue de battre des records.


Au-delà des chiffres, c’est surtout le travail de SpaceX qui retient mon attention. L’entreprise a révolutionné l’industrie spatiale en démontrant qu’il était possible de ramener des fusées sur Terre et de les réutiliser. Une innovation et un pas en avant pour l’humanité qui me fascinent.


Quand on réalise la quantité de débris qui gravitent déjà autour de notre planète, on comprend que chaque avancée visant à limiter l’encombrement spatial est essentielle. L’espace ne devrait pas devenir la prochaine décharge de l’humanité.


Un dimanche chargé pour la démocratie et la société


Ce dimanche s’annonce intense. Entre votations, manifestations et mobilisation féministe, l’actualité sera particulièrement dense.


Avant toute chose, j’aimerais adresser mes vœux à toutes les personnes de la communauté LGBTQ+ dont je fais partie : Happy Pride ! 🌈


C’est l’occasion de célébrer les avancées réalisées, mais aussi de rappeler que le chemin vers l’égalité, l’inclusion reste long alors que nos droits sont de plus en plus en danger.


Pourquoi voter reste essentiel


J’ai voté, comme à chaque fois.


Je parle rarement de mon vote, car je ne souhaite influencer personne. Le vote est un acte profondément personnel. Chacun doit pouvoir se forger sa propre opinion et prendre sa décision en conscience.


En revanche, je crois fermement à une chose : voter est indispensable.


Même lorsque l’on a l’impression que notre voix ne changera rien, elle participe à façonner la société dans laquelle nous vivons. La démocratie n’est jamais acquise ; elle se nourrit de la participation de chacun.


Mon regard sur l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions »




L’initiative de l’UDC a suscité chez moi beaucoup de réflexions qui me semblaient un peu naïves, voire déconnectées de la réalité. 


Je comprends les préoccupations qu’elle exprime. La croissance démographique, la pression sur les infrastructures ou sur le logement sont des sujets réels. Pourtant, malgré certaines hésitations, j’ai finalement voté non.


Pourquoi?


Parce que je crains les conséquences économiques et sociales d’une telle mesure.

Notre pays dépend fortement de travailleurs étrangers dans des secteurs essentiels : la santé, l’hôtellerie, les services à la personne, la construction ou encore les transports publics. Une limitation trop stricte pourrait fragiliser ces domaines déjà sous tension.


Je m’inquiète également pour nos relations avec l’Union européenne. Que cela plaise ou non, la prospérité de la Suisse repose en partie sur ses accords économiques avec ses voisins européens, ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux, tels que les États-Unis.


Ce qui m’a particulièrement déçu durant cette campagne, c’est le recours à la peur dans les deux camps. Les électeurs méritent mieux que des scénarios catastrophiques utilisés comme arguments politiques.




Et même si le non l’emporte, comme je l’espère, je reste convaincu que la question reviendra tôt ou tard sur la table. Les inquiétudes exprimées par une partie de la population sont bien réelles et méritent des réponses concrètes. J’espère que tous les partis, y compris l’UDC, participeront à la recherche de solutions durables.


D’autres choix de vote


Par souci de transparence, j’ai également voté :



  • Non à la restriction du service civil.


  • Dans le canton de Vaud, contre l’initiative sur le salaire minimum et en faveur du contre-projet.


Nous traversons une période économique complexe. Si l’objectif d’améliorer le pouvoir d’achat est légitime, je crains qu’une augmentation trop importante et trop rapide du salaire minimum ne produise des effets secondaires indésirables : hausse des prix, pression accrue sur les entreprises, risques de burn-out ou encore suppressions d’emplois.


Manifester oui, casser non



L’actualité me rappelle aussi un souvenir marquant.


Il y a quelques années, je me trouvais à Paris pour assister à un concert de Kyo, l’un de mes groupes préférés.


La veille, j’avais profité d’une capitale magnifique. Puis, une fois de retour à l’hôtel, j’ai appris qu’une manifestation des Gilets jaunes était prévue. À l’époque, je suivais beaucoup moins l’actualité qu’aujourd’hui.


Le jour du concert, l’ambiance avait radicalement changé.


Dans plusieurs quartiers, des groupes masqués dégradaient des commerces et infrastructures. Cette violence m’avait profondément marqué.


Je reste convaincu que manifester est un droit fondamental. C’est même un pilier de toute démocratie saine. Mais lorsque la violence prend le dessus, le message s’efface derrière les images de destruction.


Les commerces, les employés et les habitants ne sont pas les adversaires des manifestants. Les dégrader ne rapproche jamais d’une solution.


La violence n’est pas une stratégie politique. Elle est souvent l’aveu de son échec.


À l’occasion de la grève féministe



Enfin, j’aimerais adresser quelques mots à toutes les femmes mobilisées lors de cette grève féministe.


Je vous souhaite une excellente journée d’engagement.


L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas encore pleinement atteinte. C’est une réalité que j’ai pu constater à plusieurs reprises, notamment lors d’événements consacrés aux questions d’égalité.


Cependant, je crois également qu’il est important de construire des ponts plutôt que de s’opposer. Les hommes qui soutiennent sincèrement l’égalité existent, et ils sont nombreux.

Le féminisme avance lorsqu’il rassemble autour d’un objectif commun : une société plus juste, où chacun est respecté et valorisé, indépendamment de son genre. Mesdames, ne faites pas avec ces hommes qui, comme moi-même, ont commis les mêmes erreurs que tant d’hommes ont commises avec vous par le passé. 


En conclusion


Ce samedi matin, en parcourant les journaux, je ne pensais pas passer du football aux fusées, des votations aux manifestations, puis aux enjeux d’égalité.


Et pourtant, tous ces sujets ont un point commun : ils parlent de notre avenir collectif.

Qu’il s’agisse de sport, de politique ou de société, nous avons tous un rôle à jouer. Par nos choix, nos engagements, nos votes ou simplement nos discussions, nous contribuons à façonner le monde dans lequel nous voulons vivre.


Et cela mérite toujours quelques minutes de réflexion, même tôt le matin.




 
 
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